Efficacité et proportionnalité du contrôle bancaire 2018
La surveillance et la réglementation de la SFMA sont depuis longtemps guidées par les principes d'efficacité et de proportionnalité. Ces dernières années, elle a systématiquement intégré le principe de proportionnalité dans ses circulaires et, en particulier pour les petites institutions, a introduit diverses exceptions et assouplissements.
La SFMA suit cette approche à travers le nouveau régime des petites banques et son audit rationalisé. L'objectif est de concentrer systématiquement ses activités de surveillance et de réduire la complexité et les dépenses pour les institutions concernées.
Nouvelle orientation en matière d'audit
L'audit réglementaire est un outil important dans le contrôle continu des titulaires d'agrément. Grâce à la révision de la circulaire correspondante, la SFMA a établi les bases d'une meilleure adéquation de son contrôle aux risques concernés et d'une amélioration du rapport coût/bénéfice. La SFMA renforce ainsi l’orientation vers le risque du contrôle réglementaire effectué par les cabinets d’audit. En conséquence, les audits réglementaires ne seront plus aussi approfondis qu’auparavant et se concentreront plutôt sur des audits détaillés dans les domaines à plus haut risque. Cela rendra l’audit plus efficace. La SFMA a également déclaré dans ses objectifs stratégiques qu'elle maintiendrait ses coûts de surveillance stables et réaliserait de nouveaux gains d'efficacité. Cela inclut l’amélioration ciblée du rapport coût-bénéfice de l’audit réglementaire tout en maintenant le même niveau de protection et avec une transparence accrue des coûts. Les cabinets de révision apportent une contribution importante à la surveillance du marché financier suisse par leurs activités pour le compte de la SFMA. Même après la révision, la sélection et le mandat du commissaire aux comptes resteront de la compétence de l'établissement surveillé. La circulaire révisée 2013/3 « Révision » est entrée en vigueur le 1er janvier 2019. Les modifications concernent principalement l'audit des banques et des négociants en valeurs mobilières, des établissements soumis à la loi sur les placements collectifs (LPCC) et des infrastructures des marchés financiers. Importance de l'analyse des risques L'analyse des risques est un élément important de l'audit et constitue le point de départ et la base pour définir la stratégie d'audit. Les cabinets d'audit continuent d'évaluer le risque inhérent et le risque de contrôle dans les différents domaines et domaines d'audit.
Influence plus forte sur la stratégie d'audit et les audits des grandes institutions surveillées
La SFMA est chargée d'approuver les stratégies d'audit réglementaire. À l’avenir, la SFMA exercera une influence plus forte sur les stratégies de révision des entreprises soumises à la surveillance d’importance systémique (banques des catégories de surveillance 1 et 2) et des établissements sélectionnés selon la LPCC dans la catégorie de surveillance 4. Elles sont définies dans le cadre d’un processus bidirectionnel entre la SFMA et la société de révision. Les estimations des coûts des audits prévus présentées par les cabinets d'audit fournissent à la SFMA des informations complémentaires. La SFMA influence ainsi l'orientation vers les risques des audits réglementaires.
Extension des cycles d'audit pour l'audit de base
Les audits de base effectués par les cabinets d'audit couvrent des domaines et domaines d'audit individuels dans des cycles d'audit prédéfinis. À la suite de l'examen de l'audit, les cycles d'audit ont été assouplis pour chaque domaine et domaine d'audit, de sorte que l'audit de base régulier n'est plus aussi approfondi, privilégiant une approche plus sélective et ciblée. A titre d'exemple, un domaine ou un domaine d'audit représentant un risque net « moyen » ne sera audité que tous les six ans, contre une fréquence de trois ans auparavant. L'accent est mis sur le risque, c'est-à-dire que les cycles sont allongés pour les établissements dans les domaines où les risques ne sont pas considérés comme très élevés.
Audits tous les deux ou trois ans pour les petits établissements surveillés
Les cabinets d'audit effectuaient jusqu'à présent chaque année des audits réglementaires des entreprises supervisées. Il s’agissait d’une approche standard indifférenciée et donc indifférente au modèle économique ou à la situation de risque de l’établissement surveillé. En révisant le processus d'audit, la SFMA a permis aux entreprises surveillées de s'exonérer de l'audit annuel. La fréquence réduite des audits signifie que les entreprises surveillées de la catégorie de surveillance 4 ne seront soumises à un audit qu'une fois tous les deux ans et celles de la catégorie 5 une fois tous les trois ans. Cela s'applique uniquement aux entreprises surveillées qui ne présentent pas de risques élevés et ne présentent pas de défauts majeurs. La SFMA décide de la réduction de la fréquence sur la base d’une demande de la direction de l’établissement assujetti. En réduisant la fréquence des audits, la SFMA respecte le principe de proportionnalité. Les institutions surveillées bénéficieront des synergies qui en résulteront, car les audits réglementaires seront regroupés et les rapports n'auront lieu que tous les deux ou trois ans.
Flexibilité accrue pour parvenir aux conclusions d'audit
Les principes d'audit réglementaire restent simples même après les derniers changements. Dans le même temps, il existe une nouveauté majeure: la flexibilité accrue concernant le concept de contrôles ponctuels. Cela permet au cabinet d'audit de se concentrer davantage sur les éléments à haut risque lors d'un contrôle aléatoire et de pouvoir néanmoins rendre son verdict sur cette base. La SFMA apprécie également le fait que le secteur de l'audit continue d'affiner les principes d'audit (Déclaration 70 EXPERTsuisse). L'un des principaux objectifs est de déterminer un ensemble de principes de base pour l'établissement d'un contrôle ponctuel applicable à tous les cabinets d'audit effectuant un audit réglementaire.
Recours accru à l'audit interne
Pendant que le cabinet d'audit effectue l'audit réglementaire, l'audit interne mène également son propre audit dans l'intérêt d'une gouvernance d'entreprise adéquate. Jusqu’à présent, les deux processus ont été strictement séparés. En introduisant ces modifications dans la circulaire, la SFMA permet à la société d'audit de bénéficier davantage du travail effectué par l'audit interne. Cela s'applique en particulier aux résultats de l'analyse des risques, à la coordination de la stratégie d'audit et aux actions spécifiques dans les domaines et domaines d'audit définis. Le résultat sera une coordination meilleure et plus efficace entre le cabinet d'audit et l'audit interne.
Rapports simplifiés
Les rapports annuels soumis par les cabinets d'audit comprennent des descriptions détaillées des processus et des fonctions de contrôle pour les domaines et domaines d'audit. En ajustant ses exigences en matière de reporting, la SFMA a amené les cabinets d'audit à se concentrer davantage sur les irrégularités et les recommandations. Les cabinets d’audit classeront également leurs conclusions selon des critères clairs (« élevé », « moyen », « faible »). Cela permet à la SFMA d'agir de manière ciblée et orientée vers les risques, de tirer des conclusions et, le cas échéant, de définir des mesures de surveillance. En outre, la nouvelle plateforme d'enquête de la SFMA permettra à l'avenir de recevoir des informations prudentielles via des canaux numériques. La plateforme permettra un processus de reporting d’audit plus simple et plus rentable. La plateforme d'enquête peut également être utilisée pour soumettre des analyses de risques et des stratégies d'audit.
Phase pilote du régime des petites banques
La richesse de la diversité du secteur bancaire suisse présente plusieurs avantages. L'accessibilité à des services bancaires sophistiqués, la proximité avec la clientèle et la connaissance des particularités régionales ajoutent une valeur significative à la place économique suisse. Les petites banques stimulent la concurrence dans cet environnement. Leur potentiel d'innovation contribue de manière significative au développement ultérieur des modèles économiques. À l’automne 2017, la SFMA a annoncé qu’elle réduirait la complexité inutile de sa réglementation des petites institutions et assouplirait les exigences existantes pour les petites banques particulièrement saines. Les changements prévus visent à accroître l'efficacité de la réglementation et de la surveillance et à éviter des charges administratives inutiles, tout en maintenant le niveau actuel de stabilité et de marge de sécurité dans le secteur. Au premier semestre 2018, l'accent a été mis sur la définition de valeurs clés, appelées term sheet, en collaboration avec l'Association suisse des banquiers (ASB) et des représentants institutionnels sélectionnés. Le term sheet a été achevé fin juin 2018 et comprend les critères d'admission à la participation et les simplifications envisagées. Il existe également un ratio de levier simplifié supérieur à 8 %; un ratio de couverture de liquidité moyen supérieur à 120% sur les 12 derniers mois; un taux de refinancement supérieur à 100 % et aucun risque accru, notamment en matière de risque de conduite et de changement de taux d'intérêt. Il est prévu que les petites banques du régime n'aient plus à calculer leurs actifs pondérés en fonction des risques à l'avenir. Il est également prévu d'assouplir et de simplifier davantage les exigences qualitatives pour la phase post-pilote. Le projet a débuté à la mi-juillet 2018 avec 68 établissements des catégories de surveillance 4 et 5 et devrait durer jusqu'à fin 2019. Les participants au programme ont bénéficié d'assouplissements dans les domaines de la liquidité, de la publicité et de l'audit au cours de l'année sous revue. La Suisse est l'un des premiers pays au monde à mener un tel projet pilote, basé sur un concept détaillé. Le passage d’un régime pilote à un régime permanent pour les petites banques nécessite des adaptations spécifiques des circulaires du CAO et de la SFMA. Les préparatifs sont en cours pour apporter les modifications nécessaires au CAO du Conseil fédéral sous la direction du Département fédéral des finances (DFF). La réglementation modifiée devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2020. La SFMA concentre systématiquement ses activités de surveillance et réduit la complexité et les dépenses pour les petites banques grâce au nouveau régime et à son audit rationalisé.
(Extrait du rapport annuel 2017)